Comment vous libérer de l’inquiétude obsessive

Comment vous libérer de l’inquiétude obsessive

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S’inquiéter semble désormais faire partie de nos mœurs. Notre esprit est constamment tiraillé entre le souci de rembourser un prêt, d’avoir une stabilité professionnelle dans une économie instable ou de s’assurer que notre enfant atteigne toutes les étapes de développement au bon moment. Voici six techniques pour vous libérer de l’inquiétude obsessive et apaiser votre cerveau.

Une équipe de chercheurs a établi que la dépression et l’anxiété faisaient partie des troubles mentaux prédominants. Ils estiment que les personnes atteintes d’un trouble anxieux sont trois à cinq fois plus susceptibles d’aller chez le médecin et présentent six fois plus de risques d’être hospitalisées pour maladie psychiatrique.

Fondamentalement, les zones du cerveau responsables de l’intelligence dans nos lobes frontaux (permettant la prise de décision, la résolution de problèmes et la planification) produisent aussi les soucis. Pour le cerveau, la seule différence entre l’inquiétude et la planification est la quantité d’implication émotionnelle.

Il est évident que l’inquiétude est chargée d’émotions plus négatives, mais la priorité de votre cerveau est de vous maintenir en vie. Or, parfois, l’inquiétude est la réponse de l’organisme à un danger, un mécanisme naturel pour vous garder en vie. Découvrez six techniques pour vous sortir du dilemme de l’inquiétude.

1. Cultivez une plus grande prise de conscience de vos émotions

La première étape pour diminuer l’inquiétude est de reconnaitre quand vous y êtes sujet. Prendre conscience de votre état émotionnel pendant que cela se produit enrôle votre pensée et supprime la réponse de lutte ou de fuite.

2. Prenez plusieurs inspirations profondes

Prendre des inspirations lentes et profondes par le nez, avec votre diaphragme, suivies d’expirations lentes calme votre système nerveux et réduit la réponse au stress. Cette technique n’est sans doute pas la plus originale, mais elle peut s’avérer efficace. Concrètement, votre respiration et votre rythme cardiaque s’accélèrent naturellement quand vous êtes stressé, alors la respiration lente et profonde permet d’inverser cette réaction, en envoyant à votre cortex cérébral un message de relaxation.

3. Ramenez vos pensées à l’instant présent

Lorsque votre esprit est submergé par des pensées stressantes, revenez au moment présent – une pratique connue sous le nom de la Pleine Conscience – et autosuggestionnez-vous qu’à cet instant, vous vous sentez bien. Vos pensées créent votre sens du danger. Des études montrent que la pratique de la Pleine Conscience peut conduire à la réduction de l’anxiété et de l’inquiétude.

4. Concentrez-vous sur ce qui vous apaise

Ressentir un sentiment de sécurité vous rend plus heureux et plus calme – même si c’est juste une illusion. Il permet de réduire l’anxiété, l’inquiétude et même la douleur. Donc évitez d’imaginer les pires scénarios possibles et prêtez plus d’attention à ce qui envoie des sensations d’apaisement et de sécurité à votre cerveau.

5. Prenez une décision réconfortante

Prendre une décision à propos de ce qui vous inquiète stimule votre cerveau, augmente les niveaux de dopamine et oriente la perception de votre cerveau vers des pensées positives. Prendre une décision vous procure aussi un sentiment de contrôle, ce qui est de nature à accroître votre confiance et à améliorer votre humeur.

6. Ayez des attentes sobres

L’inquiétude est souvent déclenchée par des attentes irréalistes ou perfectionnistes pour vous-même ou les autres. Ne surestimez pas vos buts, fixez-vous des objectifs réalisables ; ne cherchez pas à être le meilleur, soyez un bon exemple. Être sobre vous permet de poser des actions dans la mesure de vos capacités.

L’inquiétude devient chronique lorsque les circuits d’anxiété de votre cerveau s’activent trop souvent et restent coincés dans la position « On » en permanence, ce qui déclenche la réaction de peur de l’organisme. Vous devez donc apprendre à apaiser et à orienter la réflexion de votre cerveau et à désactiver son circuit de la peur.

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