3 Choses que les mères doivent arrêter de dire devant leurs filles

Pour aussi longtemps que je me souvienne, j’ai toujours mené une bataille contre le miroir. Je me souviens avoir arrêté mon cours de danse à l’école primaire parce que j’étais trop gênée de porter le justaucorps. En tant que femmes, on nous enseigne à un âge incroyablement précoce que nos corps doivent être l’objet de notre propre critique. Dès l’école primaire, j’énumérais les choses que je voulais changer dans mon corps pour être « parfaite ».

Les années ont passé, et j’ai essayé tous les régimes à la mode – certains qui étaient bons, d’autres, dangereux. J’ai limité la nourriture. J’ai fait plus de sport. Je me réveillais au milieu de la nuit pour faire la séance d’entraînement de Cindy Crawford. Je suis passée de 56 à 43 kilos pour tout reprendre après. Mais le plus grave est que je n’ai jamais été à l’aise avec mon reflet.

Jusqu’à ce que j’aie mes filles et que je comprenne que je devais améliorer l’appréciation de mon image corporelle pour que ça ne se reflète pas chez mes enfants. Ma plus grande peur est qu’un jour, mes filles de 6 ans qui sont fortes, intelligentes et créatives, voient leur corps comme un ennemi.

Je suis terrifiée à l’idée que ces miracles que j’ai créés puissent un jour se considérer comme autre chose que cela – un miracle. Les médias qui nous entourent en font assez pour briser nos enfants. Et ils commencent tôt : avez-vous déjà vu une princesse Disney avec quelques kilos en trop ? Est-ce que l’une de vos filles a une Barbie qui est grosse ?

Je savais que je devais faire un effort personnel pour être un meilleur modèle, afin de les protéger contre tous les stéréotypes que notre culture nous enseigne. La première étape a été d’apprendre à aimer cette personne qui me fixait dans le miroir. Aujourd’hui, je suis une version beaucoup plus saine de moi-même. Mais il y a certaines choses que je dois encore me rappeler d’arrêter de dire devant mes filles, afin qu’elles puissent, elles aussi, apprendre à s’aimer et à aimer leur corps tel qu’il est.

1. « C’est une mauvaise photo de moi ! »
Bien sûr, nous avons tous des photos de nous-mêmes où on ne paraît pas à notre meilleur. Mais ce que j’ai appris, c’est que ce à quoi je ressemble n’est pas aussi important que la mémoire que la photo représente. En disant que c’est une « mauvaise » photo, j’enlève la joie de vivre que mes enfants ressentent en regardant ce souvenir. J’enseigne également à mes filles « l’art » de se critiquer elles-mêmes automatiquement, ce que j’espère qu’elles n’apprendront jamais.

Au lieu de cela, essayez de trouver une chose que vous aimez à propos de la photo et concentrez-vous sur ce point. Feuilleter des albums peut devenir une activité vraiment agréable.

2. « Cette nourriture fait grossir ! »
Avec modération, aucune nourriture n’est irrémédiablement mauvaise pour vous. Bien sûr, certains aliments, en particulier ceux riches en matières grasses, sont moins bons pour la santé que les autres, mais le qualificatif « trop gras » ne fait que créer l’idée que si vous vous laissez aller à les manger, vous aurez fait quelque chose de mal ou de honteux.

Au lieu de cela, essayez de partager avec vos enfants les bienfaits de la nourriture et l’importance de choisir les aliments qui leur donnent de l’énergie et entretiennent leur physionomie. Utilisez un langage qui rend leurs choix alimentaires autonomes. Suggérez qu’ils doivent préférer des repas qui leur apportent énergie et vitalité toute la journée et laissez-les se faire plaisir de temps en temps, car une tranche de gâteau d’anniversaire fait partie de la fête.

3. « Je n’ai rien à porter ! »
Nos enfants sont intelligents. Soyons clairs à ce sujet. Dès leur plus jeune âge, ils absorbent tout ce que l’on dit. « N’avoir rien à porter » communique à vos enfants que rien ne vous va bien et leur enseigne aussi à ne pas apprécier ce qu’ils ont. Il est facile pour leurs jeunes yeux de voir votre placard débordant de vêtements, alors pourquoi ne pas essayer de leur apprendre à s’apprécier à leur juste valeur ?

Cela ne signifie pas que vous n’avez pas le droit de vous sentir mal un jour. Essayez donc vos tenues sans avoir autour de vous un public impressionnable. Les vêtements doivent être utilisés comme un moyen d’expression de votre créativité. Laissez vos filles profiter de cela aussi longtemps que possible, avant que la société ne les façonne dans ce que nous voyons sur les pages des magazines.

Prenez cette responsabilité en tant que mère (ou père !) : utilisez la pratique de l’acceptation de soi comme un moyen pour aider vos enfants à cultiver la positivité de leur corps à l’âge adulte.